Sad World We Live In

Un monde où le gars devant toi dans ce snack de nuit se fait limite agresser au couteau parce qu’il essaye de gruger sur le type de sandwich qu’il a commandé à un tenancier sous l’emprise de la Jupiler.

Un monde où tu trouves tes deux voisins du dessous sur le palier à se raconter leurs déboires à 4 am. Parce qu’ils se sont fait tous les deux cambrioler dans l’après-midi. Parce que c’était leur étage, et que tu n’as aucune explication rationnelle à la question : “pourquoi est-ce qu’on a trouvé bon de foutre en l’air leurs vies, leurs rêves, leurs espoirs, et pas les miens ?” A un étage près, après tout.

Un type dans la force de l’âge que tu as entendu pleurer quand il est rentré et s’est vu dépouillé de ses économies. Une fille belle comme le jour qui ne dormira pas cette nuit, simplement parce qu’elle ne peut plus se sentir chez elle, et qu’elle sait déjà qu’elle ne gagnera pas assez pendant son séjour dans cette ville pour remplacer ce qu’on lui a pris. Des sourires forcés. “Il y a pire ailleurs.” Et toi comme un con qui ne peut pas proposer grand chose, à part écouter.

Ils pensent à ça les gens dans les rues qui parlent d’avenir et de retraites en criant très fort ; les gens dans les cabinets gouvernementaux qui parlent de compromis difficiles et de vivre ensemble et de journées “décisives” ? Je ne crois pas. Pas assez. Et ils devraient.

Rien à voir, ils me diront. Mais la vie elle est là, en priorité. Maintenant. Ce qu’il en reste, un étage en-dessous, derrière des portes fracturées.

Ça arrive tous les jours ? C’est peut-être bien ça le problème.

Projets #1

Passer ma vie à une terrasse de café, voir passer le monde entre un latte et un cappuccino.

Voilà un projet de vie qui a de la gueule. C’est faisable n’importe où dans le monde, pas de barrière de langue, de culture, ou que sais-je. Pas de diplômes, pas de compétences particulières requises, à part le goût des mots et de l’observation indécente des passants, et l’addiction à la caféine.

Un front de mer, ou un quai. Du soleil, évidemment. Des jolies filles, pourquoi pas.

Ecueil majeur du plan : trouver un moyen stable de pouvoir payer la note en fin de journée tous les jours.

The Boring Network

Je n’avais pas envie d’aimer. Déjà parce que même avec une Avant-première une semaine avant la sortie officielle, c’était déjà has been de parler de ce film (The Social Network) à cause du raz-de-marée de buzz venant de Paris. Tout ce que la ville compte de cinéphiles réels ou fantasmés connectés aux réseaux sociaux n’en pouvait plus de nous vendre ce génial opus d’un Fincher ayant si bien saisi l’air du temps et blablabla.

Je n’avais pas non plus envie d’aimer parce que j’ai tenu à payer ma place. Manifestement, ce n’était pas le cas de la moitié de la salle, vu qu’à peu près toute la Belgique et ma grand-mère avait reçu une invitation. Dur de rentrer dans les frais de location de la salle du Kinépolis remplie aux trois quarts dans ces conditions. Donc forcément le laïus de dix minutes sur combien c’est difficile de faire de l’événementiel en Belgique entre jeunes passionnés du numérique en rentrant dans ses frais, ça m’a un peu fatigué.

Et je n’ai pas aimé. Pas aimé qu’on surjoue la caricature de l’autiste nerd profond en tongues même par -10°C et 20 cms de neige. Pas aimé le débit invendable des acteurs, même avec Fincher qui fait le service après-vente en interview pour essayer de faire pleurer dans les chaumières en nous expliquant que c’était pour réussir à tout faire tenir en 2h15. Pas aimé cette fameuse course d’aviron, sensée contenir tellement de tension et consacrer la gloire du vainqueur sur le champ virtuel, absent physiquement au moment où il gagne définitivement la partie, forçant les « gentlemen » d’Harvard bien nés à choisir l’option du procès. Toujours pas aimé l’allure de chien battu du « meilleur ami floué » : encore le syndrome de la mono-expression faciale pendant deux heures. Ecole Shia LaBeouf ? Je n’ai pas aimé les ralentis expliquant que Justin Timberlake est en train de sécher tout le monde à l’appletini dans un endroit à 50 dollars le verre, parce que c’est NYC tavu.

Enfin, dire que je n’ai pas aimé serait trop faible, j’ai abhorré la ridicule scène finale. Donc le « plus jeune milliardaire de l’histoire », comme ne manque pas de nous le rappeler le bandeau, est infoutu de tirer un trait sur son ex. Mis(e) en abyme, il la demande en amie sur Facebook. Il est comme nous quoi, démuni, paumé, désespérément en manque d’affection.

Mais NON. La réponse est non, bordel ! Cette fille l’a plaqué, puis l’a humilié en plein restau (et il se sent obligé d’aller à l’abattoir alors qu’il vient de se faire sucer dans les chiottes, classe ultime), et ne l’a évidemment jamais rappelé ou donné signe de vie. Dans quel monde un mec normalement constitué va encore chercher à recontacter cette fille ? Même seul, même triste, non, non, non. Surtout quand la belle et sensible avocate sort de l’écran de la plus surréaliste des façons (l’avocate financière qui pratique depuis 20 mois refusant l’invitation à dîner de son client milliardaire qui manifestement lui plait pour raisons déontologiques… n’en jetez plus la cour des clichés déborde).

Le vrai mérite de The Social Network, c’est de démontrer combien les adeptes des réseaux sociaux aiment parler d’eux entre eux. Parce que j’ai essayé de raconter l’intrigue à ma mère, qui lutte déjà pour ouvrir un gmail ou utiliser Skype. Autant vous dire qu’elle m’a coupé au bout d’une minute.

A voir pour qu’on ne vous fasse pas trop chier, et pour pouvoir dire sereinement à vos amis 2.0 médusés qu’un bon sujet ne fait pas nécessairement un bon film. Et à oublier aussitôt.

3/10 sur senscritique.com

Next Step

Des gens qui changent d’idée, qui changent de projet. Des gens qui ne changent pas d’idée, ou pas vite. Jamais assez vite.

Sur un coin de comptoir, chez des amis, lendemain de cuite, comme trop souvent ces temps-ci, me fait-on plus ou moins discrètement remarquer, dans l’entourage. Le café coule, moment idéal pour réfléchir un peu au sens de la vie et à tout ce à quoi 42 ne répond que dans les livres.

Il y a ceux qui prennent les jours les uns après les autres, sans direction, sans vague. Et il y a ceux qui cherchent un sens, sans pouvoir s’en empêcher. “You’ve lost your head in the snow and you can’t find your way home. And if you die before you wake, they’ll make up songs about you.” C’est pas vraiment très drôle ces deux albums de Lost In the Trees que j’écoute en boucle, c’est sûr.

Il y a ceux qui veulent être sérieux. Sérieux pour tout, envers et contre toute joie. Parce qu’il le faut, parce qu’on les a éduqués comme ça. Sérieux jusqu’à la nausée. Ratant le but, les choses importantes ; sérieux sans distinction, presque vulgaires. Et il y a ceux qui préfèrent se réfugier dans la dérision, l’ironie, le détachement. L’élégance de la distanciation, qui permet de signifier clairement l’ordre des choses. Parce que bien au fond, on s’agite quelques années, et puis on passe. Pourquoi y attacher tant d’importance ? Ou plutôt, justement, s’assurer que ce à quoi on passe du temps, de l’énergie, est bien au coeur de ce qui est important. Du chaos et du relativisme, extraire le sens.

Oh et puis il y a les jours où l’aspect solitaire de la quête ennuie. Pas qu’on ne soit pas capable d’être soi-même sans l’autre. Mais c’est juste plus riant. Alors en attendant on rit pour soi, on essaye de faire rire tout ce qui bouge. Et puis c’est moins effrayant de regarder demain avec une main dans la sienne. Supporter la folie ambiante, la connerie ordinaire, et le manque d’à-propos des contemporains. Si cette main reste là assez longtemps pour que les projets ou les rêves prennent forme, évidemment.

Demain, il va falloir à nouveau tracer sa route, debout, de front. Parce que le banquier, parce que les projets, les trains et les avions qui n’attendent que toi pour partir, les années qui passent.

Mais ce soir, on va pouvoir peut être voler quelques heures à ce sérieux, à ce sens, à ces changements. Une playlist, un bon bouquin. Une petite vengeance, un pied-de-nez confortable et dérisoire. Demain.

Playlist #1: October Ends

Allez zou, une petite playlist pour la route. Peu de chances que ça devienne une habitude, mais j’avais envie.

Du récent, du classique, des choses qui tournent en boucle depuis cet été, ou bien qu’on vient tout juste de me faire écouter, garanti 100% testé sous la couette pour les soirs où il fait moche, quand ‘the darkness is wrapped all around [you] tonight’ et où on a à peine envie de parler à son ordi et à son casque.

Oui y’a un U2 dedans, c’était trop tentant.

Le batteur de

Oui, Martin Dosh est le batteur d’Andrew Bird.

Mais c’est un aussi un compositeur-interprète instrumental de talent.

Premier concert de sa tournée de 17 dates, la chaleureuse Rotonde du Botanique, ce mercredi 13 octobre. Une heure et demie de percu folles, de nappes de synthé, et de loop pédale endiablée.

Pédale qui lui donnera bien du tracas. Avec des boucles de 18 secondes, faut avouer qu’elle souffre. Envoyez vos dons !

© Kmeron


J’ai passé tout le set à taper du pied, mais pas d’impatience.

L’éclairage était superbe, tout le potentiel de la salle pleinement utilisé. Les poursuites oranges, bleues, vertes, rouges, démultipliaient ce petit bonhomme à casquette et ses plusieurs paires de bras s’amusant avec les consoles.

© Kmeron


Retrouvez Martin Dosh sur son Myspace pour découvrir son univers avec de vrais bons ringshots dedans. Il passe notamment sous peu à Lille, Amiens, Colmar, Nantes…

Comme pour tout ce qui se passe au Bota, ça va être difficile de trouver plus en place niveau photo que Kmeron : son album de cette soirée est sur Flickr (et merci à lui pour l’invitation et la découverte, aussi).

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MAJ 14/10 17:37 : Correction d’une coquille sur le nombre de dates.

Bending Strings, Banging Heads

The Morning Benders, Club de l’Ancienne Belgique, 28 septembre 2010.


 © Kmeron


Eh oui, vous êtes bien sur le blog toujours à la pointe de l’actu’ du mois dernier !


19 heures. Escaliers qui montent à l’AB Club. Arrivé en avance, j’ai tout le temps de me souvenir. Cette soirée de poche magique fin juin. Des visages, des émotions, tout ça revient assez vite en surface. C’est assez facile dans la mesure où j’ai écouté Big Echo, le deuxième album du quatuor californien, en boucle, tout l’été.

Excuses à quatre voix chorales sous cette verrière où tout le public a bien cru y rester de déshydratation, malgré les 1664 tièdes réglementaires de survie. La reprise du Dreams de Fleetwood Mac, simplement venue de l’espace. Ce Street Spirit de Radiohead dans le patio, placé par un Christopher Chu en pleine grâce. Le bœuf magique avec Andrew Bird et St. Vincent. Bref, quatre heures de show. Il sera bientôt temps de revivre tout ça avec plein de picotis traversant l’échine, quand la vidéo de cette Soirée de poche légendaire de la Blogothèque sera disponible (Chryde avait parlé de début octobre). Et on a déjà eu un petit bout de rêve pour patienter.

 

Dans ces escaliers, je patiente, justement. Le Club de l’Ancienne Belgique, cette petite salle située au-dessus de la salle principale, est encore quasiment vide. Puis je croise par hasard deux des trois membres de la section rythmique dans l’escalier (Julian Harmon le batteur, et Jon Chu, principalement à la guitare rythmique, un peu de clavier parfois, et chœurs). Leur simplicité et leur humilité, qui les avait même un peu desservi face à l’aisance de Chris, le frontman (chanteur, lead guitar, songwriter), lors de la Soirée de poche, ne se démentent pas : sourire, léger signe de tête, « hi ! ». Ils ont tourné tout l’été, aucune chance qu’ils m’aient reconnu, ce que confirmeront la poignée de main et la signature des autographes, plus tard, après le concert.

 

J’ai la chance de pouvoir occuper le premier rang, collé aux caissons de basse, dès la première partie, assurée par les énergiques locaux de Broken Glass Heroes. A la transition entre les deux groupes, c’est Tim Or, le bassiste, qui fait son apparition et vérifie son matériel. Son calme (et l’attention particulière et soutenue dont il avait fait l’objet par une fan plus qu’enthousiaste, mais c’est une autre histoire) m’avait marqué. Je devais le découvrir plus tard survitaminé, simplement heureux de faire sonner ses cordes à en déboîter son ampli.

  © Kmeron

Chris Chu monte sur scène, le groupe est au complet. Son sourire fait le travail, le public est tout de suite acquis. Le groupe a fait le choix d’entamer ce set avec Stitches. Et c’est tout de suite un choc. La version acoustique entendue en début d’été, puis l’album, ne m’avaient pas préparés à ça : Tim a mis une testostérone incroyable dans ses cordes. Sa Rickenbacker noire, puissante, enveloppe la voix qui résonne « You don’t know me by name… »

 © Kmeron

La sensation se précise sur Promises, qui là ne laisse plus aucun doute, dès les premières notes. On va manger de la basse dans la tête toute la soirée, et on va aimer ça. Oh que oui.

Wet Cement, une de mes chansons préférées de l’album, sera interprétée très tôt également. L’album est déroulé : Pleasure Sighs (Chris et Jon vont pousser les guitares avec un plaisir évident), Hand Me Downs (Julian se rappelle à notre bon souvenir, lui aussi peut faire du gros son avec ses toms).

 © Kmeron

A sa manière habituelle, très à l’aise avec le public, Chris essaye de réveiller un peu ce club sous influence : jusqu’à la fin je vais me demander si les présents ne connaissent simplement pas les chansons, ou bien s’ils sont sous le charme. « Do you feel like dancing? » Mais ils sont bien peu, ceux qui vont remuer un peu les hanches ou chantonner.

 

Tout ça passe très vite. C’est déjà un All Day Day Light musclé qui vient nous chatouiller les esgourdes, là encore réorchestré.

 © Kmeron

Le set s’achèvera sur Excuses que Chris tentera de rendre choral, comme quasiment chaque soir de la tournée. Mais le public bruxellois ne suit malheureusement tout simplement pas. Rien qu’une loop pedal ne peut résoudre, et il s’y emploie.

Chris et Tim finiront la chanson et le concert, à genoux, prostrés sur leurs pédaliers, prenant plaisir à faire durer la performance jusqu’à la dernière goutte d’ampli.

 

Le groupe prendra encore un long moment pour vendre eux-mêmes T-shirts, singles, LPs et CDs, signer des autographes en rafale, serrer des mains, et parler avec les fans. C’est peut-être un bon quart de la salle qui va défiler ainsi devant le stand. On dirait qu’ils ne veulent pas partir, c’est touchant. Une jolie brunette rentrera même à la maison avec les baguettes du concert, signées par un Julian rougissant.

J’ai pu parler un peu avec les frères Chu, évoquer la Soirée de poche, et voir leurs visages s’illuminer à ce souvenir. Ce LP signé ramené dans ma besace vaudra peut-être cher un jour. En attendant, j’ai encore passé un excellent moment en leur compagnie.

Et si Big Echo vous semble gentillet, allez les voir sur scène (c’est-à-dire, si vous êtes aux Etats-Unis en ce moment), vraiment. Une autre dimension, de la vraie sueur, des amplis qui ne sont plus en rôdage. Ils y mettent une énergie sincère, ils aiment ça, tous les quatre. Et ça fait du bien à l’âme.

Je n’ose imaginer la rencontre d’un Chris Chu en forme avec un public survolté, dans une salle un peu plus grande. The Morning Benders n’ont pas fini de donner et de recevoir du plaisir en concert, et on a envie de vivre ces nuits-là.

 

 

 

En plus du Virgins exclusif pour la Blogo linked plus haut, les Morning Benders ont récemment enregistré Outlaw Blues dans le cadre d’un album hommage à Dylan, titre que vous pouvez retrouver en téléchargement légal gratuit sur le site du groupe.

Les superbes clichés qui illustrent cette note sont tous signés et gentiment prêtés par Kmeron.

Retrouvez toutes les photos du concert (et de bien d’autres) sur son Flickr (son blog, sa page Facebook).

Tirons la langue aux amours platoniques

Un peu au débotté, je me suis donc rendu à l’Avant-Première du second film de Xavier Dolan, “Les Amours Imaginaires”, suivi d’une séance de questions – réponses avec le réalisateur et ses deux acteurs principaux. Leur passage à Bruxelles suivait la présentation du film au Festival international du film francophone de Namur (dont vous chercherez une page propre sur le net si ça vous amuse, j’ai abandonné assez vite, pour ma part).

J’aurais vraisemblablement été plus sévère si ça ne tenait qu’à moi, mais vous savez ce que c’est : quelqu’un à qui vous tenez vous conseille d’aller le voir, et puis y’a un Q&A assez drôle et touchant de plus de vingt minutes avec l’équipe du film à la fin…

Xavier Dolan donne envie de voir ses films de dans cinq ans, à la façon dont il parle du cinéma. Niels Schneider donne envie de quitter la salle cinq minutes plus tôt du fait de ses mauvaises manières (décrocher son portable en en faisant des tonnes en pleine interview, c’est la grande classe). Monia Chokri donne envie d’aller boire cinq cafés avec elle au bar le plus proche et pas seulement pour parler de sa sublime grimace au photocall de Cannes.


Photo : upi.com


Le film souffre de lenteurs : les fameux ralentis par exemple, désamorcés avec beaucoup de sincérité par le réalisateur devant une salle convaincue a posteriori – Il voulait décrire le flottement de l’état amoureux, et plus précisément sur son actrice, “J’aurais pu la mettre en leggings à 24 fps, j’ai préféré la robe des 50’s, leeeeeentement.”

Il nous dit ça avec une émotion désarmante. Quelqu’un a le mauvais goût d’insister en demandant s’il a calqué beaucoup de lui dans les situations qu’il nous montre. Avec beaucoup d’élégance et un peu de crispation, il donne presqu’envie de les aimer, ces ralentis. Cette glissade, gauche, touchante, avec le sentiment partagé, ou l’autre qui “a quelque chose sur le feu”, ‘quand même’, en butée.


Il y a aussi des imprécisions, des détails de faiseurs (foutus filtres couleur). Les “amoureux lambdas” comme Dolan les appelle, sont eux particulièrement réussis (l’emprunt à l’attente de Barthes, et d’autres, précisés avec humilité en interview), ou encore le détail dans l’accessoire (les chaussures complètement improbables de Marie quand elle quitte la “campagne”, le jeu avec le livre sur l’appui de la fenêtre pendant la scène du thé.). La relation entre Francis et Marie, qui puise tant, on le devine, on le sent, on le voit, dans la complicité du réel entre leurs interprètes, touche aussi beaucoup, surtout dans les scènes finales (le “un an après”).
Et puis les lumières se rallument, et ça passe assez bien.

Par contre, Monia. S’il te plaît. Plus jamais tu ne lui suggères au montage, comme dans une embuscade de canyon, les suites pour violoncelle seul de Bach. Merci.

6/10 sur senscritique.com