Shalf

I talk to people

#sanschichips Épisode 1 – Rencontre actée avec Baptiste Ridoux

Si on ne t’a pas dit, j’ai commencé un podcast. Disponible à peu près partout sauf pas encore tout à fait sur Apple Podcasts. Ça s’appelle #sanschichips, et ça fait partie de la famille Amour, Gloire et Chips. C’est la faute de Damien (qui est suffisamment cool pour que je copie quand il trouve des thèmes wordpress cools).

(Petit lien à l’ancienne vers l’épisode vu qu’il semble que ça mouline un peu entre wordpress et anchor)

Notes à liens en construction, parce qu’il y a beaucoup :

 

I am not a designer

Yet, I design content (we used to say « I write », WHAT HAPPENED?) and community interactions for a living every day.

As a freelancer, I learned a lot from Mike Monteiro’s book, Design is a Job. You should read it, and remix/reuse this ageless client screener of his.

Then Mike made a follow-up conference at Webstock in 2013.

 

Then I discovered in Creative Mornings‘ archives this gem: Mike, introducing his lawyer. Again an eye-opener.

 

Then Mike was on stage lately, in great shape.

 

Become a designer: learning from Mike Monteiro is a great crash-course in business, ethics, and responsibility.

I am not a designer. If you are one, help me spread these links to good ol’ web ressources. Do not let a fellow designer not knowing about Mike’s contributions to this craft.

And please read also Erika Hall‘s ones (e.g. Conversational Design).

Jamais de résolutions

Redémarrer. Avoir, prendre, recevoir le luxe de tout poser, bien à plat. Et penser fort à sa vélocité. Ne jamais prendre de résolutions de début d’année.

C’est la démarche en cours à La Serre, autour de mon rôle, et de ma santé.

 

L’épuisement solitaire du premier concierge et autres gorgées de bière

Un cas d’école bien classique, expérimenté dans de nombreuses communautés liées à un tiers-lieu : la personne qui fédère la communauté originelle, qui s’occupe de l’accueil, de l’achat du café, de recevoir politiciens, journalistes et nouveaux membres, comme de sortir les poubelles, s’épuise vite.

Le sachant, l’ayant vécu plusieurs fois, l’ayant même anticipé cette fois, je n’ai pourtant pas réussi à éviter d’y laisser (un peu) plus que ce que je pouvais donner. Concrètement, il est urgent que je réduise mon temps de permanence et d’accueil, pour me concentrer sur un rôle plus calme et en partie à distance de réflexion stratégique. Et heureusement, j’ai une équipe patiente et un leader visionnaire qui veulent toutes et tous que je fasse exactement ça, après m’être reposé un peu, avant de devenir un danger plutôt qu’un atout pour notre communauté.

Premier élément de ma cure : je serai à Lyon ce WE pour un moment de franchise communautaire (#MYNEmix) et de retrouvailles entre amis chers, notamment sur ces thématiques (bien-être, gouvernance, pérennité), avec les copains de La Myne.

Une transition, mais comment ?

 

De l’aide solide pour faire mieux et plus, ensemble

En plus de Julien et Nathanaël, les deux autres membres fondateurs des communautés hébergées et contribuant à La Serre, deux femmes bien bad ass viennent renforcer l’équipe conciergerie de La Serre et assurer une transition la plus propre possible concernant ce rôle, malgré mon inénarrable capacité à ajouter du chaos partout. Si vous passez travailler à nos côtés à La Serre, vous connaissez déjà ou vous rencontrerez bientôt :

  • Sophie. Ses forces : un parcours déjà dense sur les mécanismes collaboratifs communautaires (hola-/sociocratie, développement durable…), l’envie depuis longtemps de passer la barrière et de contribuer activement à la gestion d’un tiers-lieu après nous avoir observé en tant que membre depuis quelques mois, un solide pragmatisme appliqué à la gestion/rationalisation de projet avec bienveillance et à la communication en ligne,
  • Daniela. Ses forces : architecte et spécialiste du facility management, Daniela dessine les plans de notre future extension. Elle rationalise aussi nos espaces de rangement, et est en charge d’améliorer nos procédures, afin que nous puissions tous nous concentrer sur l’humain. Un passage par la conciergerie de terrain va lui permettre de mettre en perspective pas mal de chose, et nous aider à remettre en question ce qui doit l’être.

Quelques outils indispensables qui nous aident dans ce processus :

  • Slack pour les questions rapides, le partage d’info à distance, la recherche d’historique,
  • Robin App + Google calendar (et de manière générale, Drive, e-mail et spreadsheets Google pour à peu près TOUT), pour la gestion de nos salles de réunion partagées,
  • Revolut pour nos paiements en ligne.

 

Se concentrer sur quoi désormais ?

Et à mon retour ?

Plus d’écriture (ici ou sur Medium). Plus de veille. Un retour aux sources, sur la route, en ligne, en documentant plus et mieux mes rencontres passées et actuelles, l’inspiration et les leçons pratiques à en tirer. On va probablement commencer par une série d’interviews de femmes et d’hommes qui envoient du lourd.

Et puis COHIP. L’exemple d’Ashley, rencontrée à Barcelone en 2013, ce qu’elle est en train de faire à Vancouver, et le besoin urgent en Suisse d’une couverture santé de meilleure qualité et meilleur marché (LAMAL, optique, dentaire) pour les indépendants fédérés autour des communautés suisses de coworking, et l’envie d’adapter le modèle canadien de COHIP ici mûrissent depuis trop longtemps ; maintenant on le fait (laisse un mot ici si tu penses en avoir besoin : la première étape, c’est fédérer 100 indépendants et entrepreneurs vaudois qui souhaitent bénéficier d’un tel service).

Le coworking à Lausanne bouillonne en ce moment. Je me réjouis de voir ces communautés contribuer beaucoup plus à la conversation globale (via le Coworking Global Survey 2018 par exemple), et devenir une force encore plus au service des indépendants, bien au-delà des murs de nos lieux.

 

[Archive] #pourvuqueçadure #1 Tiers-lieux et design

== Ce billet fait partie des articles postés sur feu blogs.letemps.ch/yann-heurtaux. Ils sont désormais archivés ici. ==

 

Ce billet est le premier d’une série, #pourvuqueçadure.

J’aimerais donner un peu de contexte sur ma contribution écrite à la 10e Biennale Internationale Design Saint-Etienne, qui aura lieu du 9 mars au 9 avril 2017. Ce texte a été publié sur mon Medium il y a quelques jours :

Mon tiers-lieu

Je n’ai pas de définition à offrir pour un tiers-lieu, et ce que ça représente de créer et de chérir les communautés qui en font bien plus que des lieux. J’ai des bouts de vie.
Un tiers-lieu, c’est passer cinq heures à vider des norias de seaux d’eau qui se remplissent à raison de deux litres par minute, pour sauver une armoire serveur d’un dégât des eaux. Parce que pas de WiFi, pas de choco- pas de tiers-lieu. C’est se coucher à 2h du mat’ parce que tu fais la fête pour célébrer la création du spectacle de ton coworker, spectacle qu’il a répété pendant un mois dans ton espace. C’est aussi se lever à 6 le même jour quand même, parce que le lieu ne va pas s’ouvrir tout seul.
Et ça, c’était simplement la semaine dernière, dans mon tiers-lieu.
Je dis «mon», parce que ce commun co-construit, il est aussi à moi, et j’y tiens donc férocement. Faudrait pas trop trop jouer à me l’enlever, juste comme ça, pour déconner. On y travaille, dur, on y construit des amitiés solides, on y rit, on y râle sur un client ou sur ma mère (mais pas trop. On avait dit «pas les mamans»). On y vit.
C’est beaucoup d’empathie, d’amour et de confiance pour, en des gens exceptionnels, ou parfois simplement des humains très banalement normaux, et ça nous fait faire des trucs un peu fous, comme dormir trop peu. Mais qu’est-ce que c’est bon d’être vivant, au cœur des œuvres vives de cette étrange société peut-être en train de mourir. Mais nous, nos communautés, on est bien vivants, debouts. Trop ? Un peu trop parfois, faut croire. Ça peut faire peur aux bétonneurs et aux politiciens d’opérette. /Foert/.
J’abandonne. Ça ne se décrit pas, un tiers-lieu. Vivez-le vous-même, en bas de chez vous, avec les bons autres.

-Yann «shalf» Heurtaux,
Lausanne, 10 février 2016, 5.42 du mat’.
Merci à Yoann pour tout, depuis si longtemps, merci à Sylvia pour tant, au bon moment.

Pourquoi « tiers-lieu » ?

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[Archive] #pourvuqueçadure : une série sur celles et ceux qui veulent #travaillerautrement et qui le font

== Ce billet fait partie des articles postés sur feu blogs.letemps.ch/yann-heurtaux. Ils sont désormais archivés ici. ==

 

Je n’ai pas défilé pour « Sauver l’Hebdo ». Je me suis rendu par contre au dernier « Brunch des lecteurs » de l’Hebdo, en toute fraude, ne l’ayant jamais lu plus qu’au hasard d’une revue de presse rapide ces 5 dernières années, quand une connaissance ou un membre de la famille y était interviewé-e. J’ai un peu discuté avec des gens qui, comme moi, pensent qu’il faut peut-être plutôt« Réinventer l’Hebdo », ou la façon de faire du journalisme.

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Où est Shalf ?

Dans la cuisine ? Pas seulement, je ne suis que le non-dominant cook de mon couple (pour baver sur des recettes, il faut aller sur le blog de ma brillante épouse).

En ce qui me concerne, je vais profiter de ce court billet pour vous préciser deux choses :

  • Où j’écris en ce moment, utile si me lire avidement fait partie de votre rituel hebdomadaire,
  • Où je serai visible sur scène ou dans la salle ces deux prochaines semaines.
Un mème de l'ami Eric Butticaz - https://twitter.com/EricButticaz/status/371649981423169538

#walkingshalf : un mème de l’ami Eric Butticaz

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[Archive] Rodez, Aveyron : 25’000 habitants, une inspiration pour la Suisse périurbaine qui change

== Ce billet fait partie des articles postés sur feu blogs.letemps.ch/yann-heurtaux. Ils sont désormais archivés ici. ==

 

Rodez, tranquille capitale aveyronnaise qui sommeille à l’ombre de sa cathédrale gothique de pierre rouge, témoignage d’un passé ancien, riche et glorieux. Rodez, terre des aveyronnais des métiers de bouche, ou négociants en vins, qui « montaient à la capitale » par ce train de nuit quotidien imposé contre toute logique économique par un ancien ministre puissant issu du cru.

« Rodés », ville d’Oc, ancienne capitale du Rouergue. Terre des ruthénois, en hommage à l’ancienne tribu gauloise. Rappelons une des ces devises occcitanes qui se passent encore aujourd’hui presque de traduction en terres francophones, celle des valeurs des troubadours : « Larguesa, Prètz, Mercé, Paratge, Convivéncia » (Générosité/Ouverture d’esprit, Valeur/Noblesse de cœur, Merci/Grâce, Egalité/Respect de l’autre, Convivialité/Vivre ensemble).

Rodez où j’ai vécu de 2005 à 2008, où ma maman réside, Rodez qui a tellement changé depuis.

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[Archive] Travailler autrement, est-ce bien raisonnable ?

== Ce billet fait partie des articles postés sur feu blogs.letemps.ch/yann-heurtaux. Ils sont désormais archivés ici. ==

 

Bienvenue sur ce blog tout frais tout chaud !

Je suis ravi de pouvoir commencer une nouvelle conversation avec vous ici, à l’invitation de la rédaction du Temps.

Pourquoi parler des fameuses « nouvelles façons de travailler » (je déteste cette expression, nous y reviendrons) dans un blog idoine ? L’idée de commencer à contribuer ici régulièrement est née récemment suite à la publication d’un article de Flore Amos dédié au coworking, après conversations avec Stéphane Benoit-Godet, Jean Abbiateci et Michel Danthe. Comme ça vous savez qui incriminer le cas échéant. Comme on dirait aux CFF, j’ai eu envie de « râler » à propos d’un des angles de fin d’article (le témoignage d’une chercheuse ayant manifestement peu souvent poussé la porte d’un espace de coworking).

L’occasion était trop belle pour les journalistes : « sois le bienvenu pour enrichir la discussion », qu’ils m’ont dit. C’est donc ce que nous allons essayer de faire ici, parfois en tant qu’observateur pour fixer un peu ma réflexion, parfois le nez dans le guidon et la tête dans le flux pour témoigner d’une réalité de terrain.

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Nouvelle série de billets : Coworking Troubadour. s01e01 : Ramon Suarez, Betacowork, Bruxelles

J’ai décidé de commencer cette année par une série de questions à poser à des gens qui m’inspirent depuis longtemps professionnellement.

On commence cette semaine par un ami bruxellois cher, Ramon Suarez. En plus d’être un humain particulièrement généreux, Ramon a toujours été pour moi une inspiration dans la façon de mettre l’humain et l’action au cœur de toute activité professionnelle.

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