[Archive] Travailler autrement, est-ce bien raisonnable ?

== Ce billet fait partie des articles postés sur feu blogs.letemps.ch/yann-heurtaux. Ils sont désormais archivés ici. ==

 

Bienvenue sur ce blog tout frais tout chaud !

Je suis ravi de pouvoir commencer une nouvelle conversation avec vous ici, à l’invitation de la rédaction du Temps.

Pourquoi parler des fameuses « nouvelles façons de travailler » (je déteste cette expression, nous y reviendrons) dans un blog idoine ? L’idée de commencer à contribuer ici régulièrement est née récemment suite à la publication d’un article de Flore Amos dédié au coworking, après conversations avec Stéphane Benoit-Godet, Jean Abbiateci et Michel Danthe. Comme ça vous savez qui incriminer le cas échéant. Comme on dirait aux CFF, j’ai eu envie de « râler » à propos d’un des angles de fin d’article (le témoignage d’une chercheuse ayant manifestement peu souvent poussé la porte d’un espace de coworking).

L’occasion était trop belle pour les journalistes : « sois le bienvenu pour enrichir la discussion », qu’ils m’ont dit. C’est donc ce que nous allons essayer de faire ici, parfois en tant qu’observateur pour fixer un peu ma réflexion, parfois le nez dans le guidon et la tête dans le flux pour témoigner d’une réalité de terrain.

Poursuivre la lecture

Nouvelle série de billets : Coworking Troubadour. s01e01 : Ramon Suarez, Betacowork, Bruxelles

J’ai décidé de commencer cette année par une série de questions à poser à des gens qui m’inspirent depuis longtemps professionnellement.

On commence cette semaine par un ami bruxellois cher, Ramon Suarez. En plus d’être un humain particulièrement généreux, Ramon a toujours été pour moi une inspiration dans la façon de mettre l’humain et l’action au cœur de toute activité professionnelle.

Poursuivre la lecture

Ce qui change dans ta vie avec le coworking

Après cinq ans de travail acharné de documentation personnelle plus ou moins ordonnée, de rencontres et de pratiques du coworking, il est temps de procéder à une restitution. Premier d’une série (ou pas), ce billet va permettre de poser quelques traces dans un coin propre, d’où je viens et où j’espère me rendre dans cette communauté européenne et mondiale. Et surtout, détailler quel est son impact sur les écosystèmes de l’innovation et ceux qui font plus que prononcer ces buzz words, qui les vivent.

A chaque fois qu’on me demande d’expliquer ce qu’est le coworking pour moi, je repense à cette photo.

Laptop Superstar, Coworking Europe Conference, Barcelona, nov. 2013 — Curtesy of Stefano Borghi www.stefanoborghi.com

Laptop Superstar, Coworking Europe Conference, Barcelona, nov. 2013 — Curtesy of Stefano Borghi www.stefanoborghi.com

Poursuivre la lecture

Choisir et partir

Disclaimer : Texte moyennement intéressant si tu n’es pas moi, mais j’ai une excuse, je l’ai commis dans un train.

Qu’est-ce qui est important, qui l’est suffisamment pour que cela s’impose de soi-même avec simplicité ?

Qu’est-ce qui mérite de se voir allouer les efforts appropriés à ce niveau de priorité ?

Aujourd’hui, ma vie manque de sens. Par un cheminement étrange, comme tous les cheminements de vie, j’arrive à un point où je sais qui je suis, et à peu près ce que je ne veux pas faire ou être. J’ai pris conscience que tous les possibles ne seront pas éternellement devant moi de manière assez brutale en début d’année, qu’il va falloir réduire le champ, ou à tout le moins le limiter temporairement pour ne pas battre l’air inutilement.

Reste à se mettre en chemin.

Il y a cette envie de déménager, qui commence à se préciser sérieusement, comme toujours à l’approche de la marque fatidique des trois ans quelque part, qui sera réalisée en novembre de cette année pour mon temps à Bruxelles.

Il y a des découvertes, des rencontres. Cela fait bien trop longtemps (6 ou peut-être 7 ans maintenant) que je ne peux plus répondre « oui, évidemment » quand on me demande à mon arrivée quelque part si c’est ‘pour une femme ?’, et que je ne peux plus m’amuser des sourires mal entendus de ceux qui n’ont jamais osé, ensuite.

Il y a le manque de la mer ou de la montagne, ou des deux.

Il y a l’envie du retour à un terroir particulier, différent, multiculturel, mais bien dans ses pompes. L’envie d’un vrai métro (la faute à Toulouse, aujourd’hui).

Qu’est-ce qui va faire que je vais franchir le pas cette fois-ci, ne pas partir sur un malaise mais sur une envie ?

Crédit photo : Flickr CC compujeramey