I am not a designer

Yet, I design content (we used to say « I write », WHAT HAPPENED?) and community interactions for a living every day.

As a freelancer, I learned a lot from Mike Monteiro’s book, Design is a Job. You should read it, and remix/reuse this ageless client screener of his.

Then Mike made a follow-up conference at Webstock in 2013.

 

Then I discovered in Creative Mornings‘ archives this gem: Mike, introducing his lawyer. Again an eye-opener.

 

Then Mike was on stage lately, in great shape.

 

Become a designer: learning from Mike Monteiro is a great crash-course in business, ethics, and responsibility.

I am not a designer. If you are one, help me spread these links to good ol’ web ressources. Do not let a fellow designer not knowing about Mike’s contributions to this craft.

And please read also Erika Hall‘s ones (e.g. Conversational Design).

[Archive] #pourvuqueçadure #1 Tiers-lieux et design

== Ce billet fait partie des articles postés sur feu blogs.letemps.ch/yann-heurtaux. Ils sont désormais archivés ici. ==

 

Ce billet est le premier d’une série, #pourvuqueçadure.

J’aimerais donner un peu de contexte sur ma contribution écrite à la 10e Biennale Internationale Design Saint-Etienne, qui aura lieu du 9 mars au 9 avril 2017. Ce texte a été publié sur mon Medium il y a quelques jours :

Mon tiers-lieu

Je n’ai pas de définition à offrir pour un tiers-lieu, et ce que ça représente de créer et de chérir les communautés qui en font bien plus que des lieux. J’ai des bouts de vie.
Un tiers-lieu, c’est passer cinq heures à vider des norias de seaux d’eau qui se remplissent à raison de deux litres par minute, pour sauver une armoire serveur d’un dégât des eaux. Parce que pas de WiFi, pas de choco- pas de tiers-lieu. C’est se coucher à 2h du mat’ parce que tu fais la fête pour célébrer la création du spectacle de ton coworker, spectacle qu’il a répété pendant un mois dans ton espace. C’est aussi se lever à 6 le même jour quand même, parce que le lieu ne va pas s’ouvrir tout seul.
Et ça, c’était simplement la semaine dernière, dans mon tiers-lieu.
Je dis «mon», parce que ce commun co-construit, il est aussi à moi, et j’y tiens donc férocement. Faudrait pas trop trop jouer à me l’enlever, juste comme ça, pour déconner. On y travaille, dur, on y construit des amitiés solides, on y rit, on y râle sur un client ou sur ma mère (mais pas trop. On avait dit «pas les mamans»). On y vit.
C’est beaucoup d’empathie, d’amour et de confiance pour, en des gens exceptionnels, ou parfois simplement des humains très banalement normaux, et ça nous fait faire des trucs un peu fous, comme dormir trop peu. Mais qu’est-ce que c’est bon d’être vivant, au cœur des œuvres vives de cette étrange société peut-être en train de mourir. Mais nous, nos communautés, on est bien vivants, debouts. Trop ? Un peu trop parfois, faut croire. Ça peut faire peur aux bétonneurs et aux politiciens d’opérette. /Foert/.
J’abandonne. Ça ne se décrit pas, un tiers-lieu. Vivez-le vous-même, en bas de chez vous, avec les bons autres.

-Yann «shalf» Heurtaux,
Lausanne, 10 février 2016, 5.42 du mat’.
Merci à Yoann pour tout, depuis si longtemps, merci à Sylvia pour tant, au bon moment.

Pourquoi « tiers-lieu » ?

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