Ce qui change dans ta vie avec le coworking

Après cinq ans de travail acharné de documentation personnelle plus ou moins ordonnée, de rencontres et de pratiques du coworking, il est temps de procéder à une restitution. Premier d’une série (ou pas), ce billet va permettre de poser quelques traces dans un coin propre, d’où je viens et où j’espère me rendre dans cette communauté européenne et mondiale. Et surtout, détailler quel est son impact sur les écosystèmes de l’innovation et ceux qui font plus que prononcer ces buzz words, qui les vivent.

A chaque fois qu’on me demande d’expliquer ce qu’est le coworking pour moi, je repense à cette photo.

Laptop Superstar, Coworking Europe Conference, Barcelona, nov. 2013 — Curtesy of Stefano Borghi www.stefanoborghi.com

Laptop Superstar, Coworking Europe Conference, Barcelona, nov. 2013 — Curtesy of Stefano Borghi www.stefanoborghi.com

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C’est bien vrai que presque no one heard about them

Pendant que je fais la grosse feignasse devant mon écran / profite un peu de mes derniers moments d’intimité de connexion / prépare activement mon déménagement de dans y’a quatre heures, je tombe sur ce subtil, autant que précis dans le choix des substantifs, article de la presse locale (‘fin nationale, mais tu vois l’idée, mais j’en parle aussi après, de ça).

On reste déjà un peu dubitatif devant un article qui commente une vidéo sans même proposer un p’tit lien de rien. Bon, ok : c’est artisanal, c’est fait-main, ça entretient la finesse d’esprit du lecteur et sa capacité à taper trois mots sur Google. Soit. En passant, d’ailleurs :

Et puis bardaf, c’est l’embardée (faisons couleur locale), on sent la fatigue, le gars pas habitué à réfléchir avant 15 heures du matin le samedi, je trébuche, je glisse : je me fourvoie dans la lecture des commentaires. Consternation, brâme, hoquet.

Je ne saurais pas te dire pourquoi, mais tout de suite je repense à un très joli bout de toile : No One Knows About Persian Cats, resté trop peu longtemps à l’affiche en nos bruxelloises contrées (mais suffisamment pour que j’aille le voir deux fois deux jours d’affilée, yekyekyek).

Et ce matin, j’aurais préféré tomber sur un article BELGE où le lien soit fait. J’aimerais trouver mon idole du journalisme musical d’Outre-Quiévrain. Parce que les blogs dits “musicaux”, voire “pop/rock” (ça me fait penser à une pub RTL2 de 2002, c’est frais) des principaux journaux francophones d’ici, disons que j’ai du mal. Beaucoup de mal. Je souffre atrocement dans mon lectorat intérieur.

Alors évidemment, on dirait que c’est plutôt en néerlandais que ça se passe, l’actu musicale belge (d’après des chiffres très précis basés sur ma lecture reconnaissance visuelle en diagonale des commentaires sur les pages concerts de l’Ancienne Belgique).

Outre que ce n’est pas de la mauvaise volonté, mais que je sais pour l’instant à peine saluer (avec un accent immonde) dans la langue de Vondel, et que donc je m’en fous un peu de la production journalistique néerlandophone, je ne cherche pas un foufou à la pointe de l’indie pour faire des découvertes. J’ai ce qu’il faut, ça s’appelle internet, je ne sais pas si tu connais, c’est assez sympa (ou plus précisément la Blogothèque, BIRP!, NPR / All Songs Considered, Pitchfork, etc.).

Par contre, un local du coin où je vis avec des goûts similaires mais mieux informé que moi sur les concerts du genre, par exemple, ça, franchement, ça manque. Un pro, mais un vrai, en somme.

Vu que tu as été sage pendant que je me plaignais, je te remets quand même un peu de Negar et Ashkan aka Take It Easy Hospital, parce que bon.

BONUS : Y’avait par ailleurs dans le film un flow qui m’avait vraiment accroché l’oreille. La traduction française en sous-titre donnait “Ici c’est Téhéran, où tout ce que tu vois te met à cran”, et j’avais trouvé ça bon. Même si le YouTube specialist en commentaires dit que c’est mieux en iranien / persan / farsi, on va faire avec. C’est à dire en écoutant ici.