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Tiers-Lieux et plus si affinités #tiliosdesign 2


J’ai eu le privilège de présenter sur scène la journée IN de la Biennale Internationale du Design de Saint-Etienne 2015 intitulée « Tiers-Lieux et plus si affinités » il y a une quinzaine de jours. C’était mon second séjour à St-É’, à l’invitation de mes compères et vétérans de la scène coworking francophone Yoann Duriaux et Antoine Burret, qui animent la POC Foundation, dont je suis membre.

Retrouvez et partagez l’intégralité de notre entretien avec Antoine, mais aussi tout le programme de la matinée, sur la chaîne Viméo de TNscop sous licence libre CC-BY-NC-SA 3.0 (on ne se refait pas).

Nous avons pu prendre le temps de revenir sur le livre d’Antoine qui donnait son nom à cette journée, « Tiers-Lieux et plus si affinités », et de discuter avec plusieurs acteurs de ces communautés et de ces lieux : pourquoi dans leurs parcours personnels ce besoin de travailler et vivre autrement ?, quelle valeur créée autour d’eux, quel impact local et au-delà ? Quelles difficultés, quelles leçons à tirer ?

Les intervenants soigneusement sélectionnés par Antoine que j’avais le plaisir de recevoir étaient pour au moins deux d’entre eux de vieilles connaissances :

Rieul Techer, co-fondateur de la communauté « La Paillasse Saône » et du tiers-lieux libre où ils sont basés, la M[Y]NE à Lyon [l’entretien en vidéo],
Roseline Faliph, de La Fabulerie à Marseille et ailleurs en PACA [l’entretien en vidéo],
Nicolas Loubet, co-fondateur de Cellabz, basé un peu partout mais souvent à Paris quand même [l’entretien en vidéo].

 

 

Cette fin de conversation à trois m’a vraiment procuré un grand plaisir. Nous sommes rentrés dans ce qui est parfois aussi la difficulté, ce que certains appellent la « toxicité » des tiers-lieux. Si vous ne deviez regarder que 20 minutes d’entretien de cette matinée, il y a beaucoup de valeur dans le retour d’expérience de ces praticiens et de ces innovateurs de terrain expérimentés, sur un sujet rarement abordé. Nous ne vivons pas dans le monde des « youpi youpi », et comme tout bon hacker, nous cherchons urgemment à nous améliorer. La question du modèle d’affaires et de la fragilité de nos activités est également traitée : les limites de l’expérimentation sont à la fois atteintes, à la fois à continuer à repousser.

En fin de matinée, il fallait souligner une fois de plus l’importance de la documentation libre et ouverte, ainsi que le parallèle indispensable avec la réflexion plus aboutie de nos aînés du logiciel libre, notamment en ce qui concerne les modèles d’affaires. C’est ce que nous avons fait avec François Elie. L’énorme base de connaissance que constitue movilab.org a bien évidemment été citée à de multiples reprises [l’entretien en vidéo].

Les notes collaboratives de cette matinée sont trouvables, mises en forme par l’ami Nicolas Loubet sur ce pad. N’hésitez pas à enrichir ce bien commun, surtout si vous étiez là !

Tout cela s’inscrivait dans le cadre d’une semaine OFF de la Biennale intitulée « semaine des Tiers-Lieux Libres et Open Source » ou #tiliosdesign. Beaucoup d’entre nous en ont profité pour visiter la ville et les foisonnantes initiatives locales. On en retrouvera des traces sous #tiliosdesign ou #cowoslowtourisme.

Ce fut également pour moi l’occasion de participer au média citoyen mis en place, via le Media Lab d’Amazing (animé toute la semaine par Aurélien Marty et Anthony Côte-Pages), en interviewant le discret mais essentiel David Réchatin, gérant-associé d’OpenScop et président d’OpenFactory : le tiers-lieu libre et open source qui nous a servi de base arrière pendant toute la semaine, juste ce qu’il faut en plein cœur de la cité du design, juste ce qu’il faut un peu à côté. De quoi ce type de projet a-t-il besoin pour aller plus vite et plus fort ? David dresse la feuille de route.

 

« Nous ne sommes pas dans l’anti », rappelle David, mais simplement dans « l’autrement ». Cette phrase résonne évidemment très fort avec tous les efforts entrepris cette dernière année, pour leur grande majorité par des bénévoles passionnés, autour des différents projets d’Hackuarium à UniverCité. Aujourd’hui, c’est aussi le moment de poser les bases du futur modèle d’affaires du lieu. Les expériences stéphanoises, partagées en Open Source, sont une source d’inspiration venue du terrain d’une valeur inestimable.

 

Au milieu de toute cette productive effervescence, j’ai quand même réussi à flâner un moment pour aller voir de près une superbe œuvre en compagnie de l’ami Cédric Carles : le fameux Mine Kafon de Massoud Hassani. Vu que ma géniale épouse avait à l’époque soutenu la campagne de financement participatif associée, je pense que je n’avais pas le droit de rentrer à la maison si j’avais fait l’impasse. 

On reviendra à St-É’ boire du Chinon et manger de la viande jusqu’au bout de la nuit sur la place Jean Jaurès avec des gens de qualité, c’est certain !

Aller plus loin : quelques références utiles


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2 commentaires sur “Tiers-Lieux et plus si affinités #tiliosdesign