[Archive] Travailler autrement, est-ce bien raisonnable ?

== Ce billet fait partie des articles postés sur feu blogs.letemps.ch/yann-heurtaux. Ils sont désormais archivés ici. ==

 

Bienvenue sur ce blog tout frais tout chaud !

Je suis ravi de pouvoir commencer une nouvelle conversation avec vous ici, à l’invitation de la rédaction du Temps.

Pourquoi parler des fameuses « nouvelles façons de travailler » (je déteste cette expression, nous y reviendrons) dans un blog idoine ? L’idée de commencer à contribuer ici régulièrement est née récemment suite à la publication d’un article de Flore Amos dédié au coworking, après conversations avec Stéphane Benoit-Godet, Jean Abbiateci et Michel Danthe. Comme ça vous savez qui incriminer le cas échéant. Comme on dirait aux CFF, j’ai eu envie de « râler » à propos d’un des angles de fin d’article (le témoignage d’une chercheuse ayant manifestement peu souvent poussé la porte d’un espace de coworking).

L’occasion était trop belle pour les journalistes : « sois le bienvenu pour enrichir la discussion », qu’ils m’ont dit. C’est donc ce que nous allons essayer de faire ici, parfois en tant qu’observateur pour fixer un peu ma réflexion, parfois le nez dans le guidon et la tête dans le flux pour témoigner d’une réalité de terrain.

Pendant ce temps à Bruxelles

Cet article devait au départ paraître hier. Parmi les réalités du travail d’aujourd’hui, je parlerai très souvent de coworking ici. J’ai découvert le coworking à Bruxelles, au Betacowork de mon ami Ramon Suarez. Une inspiration récurrente au cours des années, Ramon se caractérise entre autres par sa capacité à beaucoup donner à la communauté locale et mondiale, sans relâche. Aussi ai-je été beaucoup ému de découvrir ce post sur Facebook hier, dans l’attente de l’activation du Safety Check du réseau social. Cela résume bien je pense comment les acteurs du coworking vivent leur relation à la ville, à leurs clients et à la façon de travailler et vivre ensemble :

 

fb_betacowork_leadership_brussels_2203

Au programme

Une fois passée l’émotion, on prendra le temps de décrire en détail ici dans les semaines à venir d’où est venu ce mouvement du coworking, en Suisse et dans le monde, qui en sont les acteurs majeurs, et quelles collaborations concrètes naissent de cette façon de travailler au quotidien. Des portraits de praticiens membres de ces communautés de travailleurs devraient trouver leur place également dans ce beau bazar.

Le coworking n’est qu’une de ces façons de travailler autrement. On s’efforcera de discuter ici ensemble également de mobilité (j’aime les trains), de formes de collaboration et de co-production de contenu ou d’innovation comme les hackathons ou les non-conférences (unconferences), ou encore de nouvelles formes d’organisations appliquées au travail et aux affaires, par exemple l’holacratie. En fil rouge, la façon dont la technologie et le rapport au groupe et à la contribution volontaire ont accéléré ces changements.

« Be a now-ist »

J’aimerais enfin que nous ancrions fortement cette conversation dans le présent. Le « futur du travail » est une conversation tout à fait intéressante, qui interviendra sûrement à un moment ou l’autre, mais parlons déjà de ce présent très dense, la réalité très concrète d’un nombre croissant de travailleurs, en Suisse et dans le monde. On se référera utilement à ce sujet à la vision de l’innovation et de ce monde en changement de Joi Ito, patron du MIT Media Lab (en anglais, sous-titres français disponibles) :

 

À très vite ici,

-Y.

 

Un peu de contexte et quelques chiffres spécifiquement suisses sont disponibles dans cet article en anglais sur mon medium.com

Ce billet a été publié depuis un espace de coworking lausannois où je travaille de plus en plus régulièrement comme coworker nomade, Work’n’Share.

La photo qui me sert de portrait ici (colonne de droite dans la version desktop de ce site) a été prise par Stefano Borghi Cartier lors de la Coworking Europe Conference 2013 à Barcelone. On y découvre la passion irrépressible qui me pousse à noyer mon laptop sous les autocollants.

Mon avatar dans les commentaires est un portrait de Mike Sommer intitulé « Captain Connection ».

Enfin, la première photo de bannière de ce blog nous rappelle que parler de travail et de coworking en particulier, c’est tout sauf parler de chaises et de bureaux. Elle est disponible sous licence CC BY 2.0 sur le compte Flickr de Werkheim.

8 réflexions au sujet de « [Archive] Travailler autrement, est-ce bien raisonnable ? »

  1. De voir Yann animer ce blog démontre que Le Temps prend les choses au sérieux.

    Avoir sous la main un vrai spécialiste du sujet nous change du journalisme généraliste souvent incontournable. De dire que sa manière de s’exprimer fait qu’ajouter de la valeur, semble presque inutile.

    Me réjouit en tout cas de lire les péripéties et tribulations futures.

    Seul bémol – ça semble être la maladie du siècle dans le monde moderne – pourquoi un Tedx en anglais, s’il existe une version sous-titrée ? Nous sommes sur un média français, servons les choses pour que tout le monde puisse suivre la réflexion jusqu’au bout.

    • Alors Martin, remarque très juste. Mais Joi Ito est anglophone, et on peut activer justement très facilement les sous-titres dans la vidéo (je n’ai pas trouvé de moyen simple d’intégrer la vidéo directement sous-titrée mais il suffit de les activer).

      • OK, merci Yann, tu es dès lors tout excusé… J’avais cru comprendre qu’il s’agissait d’une personne anglophone ;-). Par contre, je pensais qu’il était facile de l’intégrer directement en français dans le blog.

    • Merci Sedat ! Et encore bravo à tes cofondateurs et toi pour vos folies coworking à Neuchâtel et La t’chau 🙂

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