OKCon 2013 : My Open Knowledge Conference à moi

La semaine dernière s’est achevée avec ce petit blues caractéristique post-conférence. J’ai pu assister à l’OKCon à Genève, et j’en repars électrisé. Tant à faire dans ce pays, la Suisse, en francophonie, et partout où data et connaissance doivent être libérées. Et il y a beaucoup de travail avec les journalistes suisses.

Le fonctionnaire face à la salle (Andreas Kellerhals, Swiss Federal Archives). CC-BY Open Knowledge Foundation (Flickr : okfn)

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Pinterest et Facebook sont dans un onglet

Il est temps de m’attaquer à quelque chose qui me trotte dans la tête depuis un moment : des articles courts, de type tuto (comme celui-ci) ou de réflexion sur mon métier et ses enjeux, particulièrement dans le marché suisse romand, pittoresque s’il en est. Appelons ça la catégorie Social Media et Lolfluence. Au hasard.

Commençons par une très courte présentation (pour l’occasion, si vous ne connaissez pas la superbe alternative à slideshare qu’est speakerdeck, foncez. Pas de raison que seuls les habitués de github s’y éclatent).

Pinterest ?

Si rapidement il vous faut une mise à niveau, nous parlons de ce réseau social particulièrement visuel, ma pinneuse (oui) préférée vous en parle chez elle. C’était déjà l’an dernier, faudrait voir à vous réveiller un poil.

pinterest-obsessed

Problématique : Sylvie, ma coworker, veut jouer avec Pinterest sur sa page pro (celle de son agence de communication et marketing, Antipod).

Comment bien séparer les aspects personnels et professionnels de son activité sur ce canal social (par défaut, un compte Pinterest est lié à un compte Facebook personnel) ?

La manipulation est simple, voyez vous-mêmes.

Back to School: Coursera.org

C’est la rentrée paraît-il, alors allons y sans complexe : une introduction en Computer Science à Stanford, un renforcement en Corporate Finance grâce à un prof prestigieux de Wharton, et pourquoi pas quelques éléments sur l’état de la science et des technologies dans la société chinoise ?

Back to school

Bon évidemment, vu que je suis en train de me lancer en tant que consultant indépendant, ça sera peut-être bien pour l’an prochain, tout ça non ?

FAUX.

Aucun rapport avec Pratchett

Bien au-delà du fantasme, il ne m’a fallu qu’une heure et zéro euros francs pour m’inscrire à ces modules et à d’autres et renseigner mon profil sur Coursera.org. Ces cours sont évidemment un peu particuliers. Ils participent à un mouvement en plein essor répondant au doux acronyme britton de MOOC, pour Massive Open Online Course. La plateforme que j’ai retenu, Coursera donc, a beaucoup fait parlé d’elle en 2012 pour avoir déjà conclu des partenariats avec plus d’une trentaine d’universités prestigieuses.
Même l’EPFL est là, et son Président a récemment annoncé qu’il prenait une année sabbatique, notamment pour observer les enjeux stratégiques liés à ces nouveaux modes de dissémination qualifiée du savoir que sont les MOOCs.

Un objectif double : entretenir mes neurones et progresser

Parmi les cours où je suis inscrit, trois me semblent particulièrement importants, par la qualité des matériaux ainsi mis à disposition, ou par la difficulté de trouver (à prix et horaires abordables) localement des formations au niveau académique suffisant. Restons calmes les Helvètes, je n’ai mon permis B que depuis un mois. Rangez ces fusils d’assault (oui, le Gripen au fond, aussi).

Corporate Finance, par Franklin Allen, Wharton/Penn

C’est un tweet qui m’a mis la puce à l’oreille :

Et effectivement, le monsieur semble très intéressant. Il met un tout petit peu la pression dans la vidéo de présentation en rappelant le public habituel de ce cours (MBA – Finance 6.11, tout d’même), mais ça va, on gère :

La date du cours n’est pas encore connue, mais pour l’ancien étudiant en Microéconomie à Toulouse que je suis, il est particulièrement bon de renouer avec la sensation que les gens en question ne sont pas là pour tricoter, et que ça va mouliner sévère de la yaourtière, si j’puis dire.

Mes deux premiers cours commençant fin janvier : Innovation, et Réseaux sociaux (pour de vrai)

A force de traîner avec demander des conseils à des entrepreneurs bruxellois ou de boire des bières avec un binôme statisticien-historien spécialisé en Digital Humanities, il fallait s’y attendre : la lente descente, la compromission ; j’ai BESOIN de retoucher même de loin à la théorie solidement documentée et aux racines profondes que confère l’expérience de terrain. Je sens que parler dans ce contexte de réseaux au sens noble, scientifique, du terme et de processus d’innovation dans l’entreprise va me stimuler bien comme il faut.

Avoir des idées certes, mais savoir d’où elles viennent, en somme.

La poire pour la soif

Pour moi qui peine dès qu’il doit passer en éditeur HTML pour ne serait-ce que poster ici, le meilleur était encore à venir.
Je n’ai jamais fait l’effort d’apprendre à coder. J’ai de vagues notions d’algorithmique, je sais comment se débrouiller d’un forum phpBB à un WordPress chichement agencé, mais ça s’arrête très vite là.
Alors je dois avouer qu’au moment de cliquer sur « Sign Up » pour m’inscrire à Computer Science 101, Stanford après avoir vu cette vidéo, j’étais tout fou.

De manière pratique, je me suis organisé pour que la charge de travail prévue ne dépasse pas 10-12h par semaine (certains mois on descend même à 5), en fonction des cours se chevauchant. Ça me semble tout à fait raisonnable dans mon cas particulier.

Un dernier détail, et non des moindres : à de rares exceptions près, les cours en question donnent tous droit en cas de réussite aux examens finaux à un certificat signé de l’instructeur. On est encore loin de la conversion en ECTS, mais tout d’même.

Et bien sûr, si je vous ai donné envie de me rejoindre dans une classe ou l’autre, faites moi signe ; on montera un groupe d’étude.

Causons du don

Cela fait quatre mois que je ne donne plus.

 

Je m’étais fait accoster devant ma station de métro par une demoiselle souriante, convaincante, et drôle, ce qui est un ensemble peu courant dans ce genre d’activité. Il faisait beau, j’étais de bonne humeur, je n’avais pas mon casque réglé sur « MOAR LOUDER » sur les oreilles : combinaison encore plus rare. J’ai donc donné pendant un an, 10 € par mois, à l’UNICEF belge. Et puis au moment de quitter la Belgique et de mettre de l’ordre dans mes comptes bancaires, j’ai supprimé le virement automatique

 

Il y a quelques années, j’ai essayé le bénévolat, pour me retrouver dans une équipe qui ne me plaisait pas du tout : arrêt au bout de trois semaines. Il y a des cons partout, même chez ceux qui veulent servir à manger aux sans-abris et papoter un peu avec eux, quand ils en ont envie et que tu ne sens pas trop le savon et la pitié.

 

Ça ne fait pas de moi un exemple, encore moins un type avec quelque chose d’intéressant à dire sur le sujet. Et c’est bien mon problème : j’aime donner, j’aime participer, j’aime partager, par tous les moyens. Mais les parcours classiques à ce sujet – dons d’argent ou de temps à des « œuvres charitables » – ne me conviennent pas du tout.

Je ne lis pas les comptes-rendus que l’on m’envoie ; c’est au mieux un gaspillage de papier. Je ne me sens pas impliqué. Je ne me sens pas partie d’un tout (je déteste ça en général, de toute façon). J’ai besoin de me sentir déterminant, pas seulement partie d’une masse de donneurs. Et même quand je n’ai rien ou pas grand chose à l’échelle occidentale, je sais que je peux quand même faire quelque chose.

 

CC-BY-SA opensourceway (Flickr)

 

Deux possibilités se présentent en ce moment à moi pour essayer de varier tout ça, de trouver une façon de donner qui me convienne. Vous aurez peut-être des idées plus fines et plus pertinentes.

 

Le micro-crédit

La dame avec qui je vis, qui en plus de me rendre heureux pose en général un regard vif et original sur ce monde en folie, a rejoint un système de micro-crédit finançant tous types de projets dans des pays émergents ou particulièrement défavorisés, de l’entrepreunariat classique et simplement malin de faire appel aux Internets mondiaux qui cherchent un moyen de chasser l’ennui, au projet de pompe à eau potable un poil plus vital.

Il en existe plusieurs, celui qu’elle m’a présenté s’appelle Kiva.

Ça a l’air très bien fait, si tu es parrainé on te prête même 25 USD virtuels que tu peux utiliser pour financer de vrais projets. Et le site est propre et agréable à l’usage, ce qui est rare et parfois plus que rebutant pour moi (oui je suis un horrible snob, mais je le vis bien).

Sauf que je n’accroche pas. Après deux soirs à passer en revue les sollicitants pour un prêt, rien qui ne m’ai tapé dans l’œil.

 

Le crowdfounding

Peut-être que je ne suis pas fait pour le don. Ou pas comme ça.

Peut-être que ceux que j’ai vraiment envie d’aider, ce sont de mesquins nantis comme moi, qui ont des préoccupations certes passionnantes et créatives, mais beaucoup plus futiles.

Peut-être que si je consacrais un petit budget pour jouer avec deux projets par mois sur Kickstarter, ça me suffirait. On n’y trouve pas que les « million-dollar projects » dont se régalent les journalistes spécialisés en ce moment, mais aussi du financement de documentaires très engagés, par exemple.

 

Comment tu donnes, toi ? On en avait parlé sur les internets il y a quelques mois, j’ai continué à y réfléchir, sans trouver de réponse satisfaisante.

Corajoud, c’est le goût

Il y a d’abord la légende.

Le sage dont tout le monde parle, le flâneur lausannois par excellence, le grand maître des chemins secrets, des passages oubliés, des recoins de ville isolés où les voitures ne sont plus qu’un lointain souvenir. Au point où la première inconnue apprenant que je suis à Lausanne depuis peu me conseille ses livres, ou mieux, de participer à une de ses célèbres balades commentées. Ma Lausannoise à moi m’offre d’ailleurs un de ses guides dès qu’il devient clair que je vais m’installer ici.

Une fan alerte en pleine action, soutirant au maître de promenade l'adresse de la destination finale (crédit photo : funambuline)

Dont acte. Après mon premier contact avec l’organisation que déploie la commune de Lausanne dans le cadre de la manifestation Ville du Goût 2012, je rempile pour une découverte de la levure lausannoise dans tous ses états – bières et pains – orchestrée par M. Corajoud himself.

Pour l’instant, la meilleure idée de mon début d’été.

Listons rapidement les endroits découverts ou confirmés grâce à cette promenade intelligente, faite de bouts d’escaliers bien planqués, de raccourcis insoupçonnés et de galleries discrètes, qui a le bon goût de commencer dans mon futur ex-quartier :

– Le Pi Bar, où Bonpourtonpoil veut absolument que nous fassions une de leurs soirées dégustation au plus vite. La plus grosse carte de Suisse Romande (environs 140 bières différentes !), et une indépendance de bon aloi, sans aucun contrat avec les gros distributeurs. La surprise du jour : la Rogue Pale Ale, une bière américaine (ce n’est pas une coquille) à la pression, au genièvre, simplement incroyable.

– La Boulangerie du Valentin (pain au levain), au 66 de la rue du même nom. Madame Grin (ça ne s’invente pas) se fera un plaisir de vous servir ce bon pain à l’ancienne avec le sourire et la simplicité des honnêtes artisans. C’est son fils qui officie au fournil depuis 8 ans, ayant repris la suite de son père.

– La Brasserie du Château : si vous raffolez des bières de type anglais, ne cherchez plus : leur Stout et leur Indian Pale Ale font plus qu’honnêtement le travail. Et comme une levure peut en cacher une autre, vous pourrez manger diverses spécialités à la pâte à pain (leurs pizzas, notamment) pour éponger tout ça. Ils n’ont pas l’air comme ça sous leurs airs débonnaires, mais ils brassent (et écoulent) 80.000 litres de bière par an.

La Panetière (boulangerie – pâtisserie, spécialité de flûtes vaudoises, au moins quinze sortes que l’on s’arrache en venant parfois de très loin), non loin du Café de Grancy, qu’ils fournissent en pain au levain. Madame Bornan, toute timide, laisse le jeune pâtissier nous présenter leurs produits : « je ne suis pas un spécialiste de la jolie dorure à la feuille, mais ce que je fais est bon, honnête, vrai. J’aime mettre en valeur les produits. » On goûtera aussi, s’il en reste, leur « gâteau à la crème », à se damner (oui, j’aime la crème, KESKIYA ?). Son nom exact m’a échappé, on mastiquait, voyez.

– Le Bar-Tabac (et les bières du Docteur Gab’s, présentées par un des fondateurs de la Brasserie) : on ne présente plus cet endroit aux dingues de bières belges du coin, un des rares qui peut se targuer de savoir servir une Hopus et d’avoir les verres pour ce faire. Les amateurs de bon thé à la menthe y trouveront également plus que leur compte. Attention, ils ferment à 21h en semaine, on préférera y passer une après-midi de congé en compagnie de leur excellent Wi-Fi et d’un large échantillon de presse locale et internationale.

Je ne vais pas vous assommer de liens Foursquare ou Google Maps, vous êtes de grands enfants maintenant, tous ces endroits se trouvent assez facilement une fois qu’on sait ce que l’on cherche.

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En fin de balade, posés peinard au Bar-Tabac une pintje à la main donc (team Tripel Karmeliet), Pierre Corajoud me tend un petit flyer, l’air de rien : « C’est une balade que j’organise la semaine prochaine, y’aura de la bonne musique, et un lieu insolite pour l’écouter ».

C'est pénible à la fin tous ces très moches endroits dans cette ville (crédit photo : funambuline)

Effectivement. Au beau milieu de l’herbe fraîchement coupée d’un petit parc, vue sur le Lac et ambiance de Little Montmartre, le Cookie Shine Quartet (basse, guitare, sax alto et chant) reprend avec entrain devant 130 personnes les standards accessibles, pas vraiment tous jazz, de Sunny à Make You Feel My Love « par Bob Dylan et Adele ». Pour conclure, un Crazy, Gnarls Barkley, terriblement enjoué et sincère, Matthieu (basse et chant) et Mélanie (chant) se renvoyant joliment la balle et le micro. Ces quatre musiciens en devenir font partie de la section pré-professionelle de l’EJMA, partenaire de la manifestation, et s’en sortent très honorablement.

Fin de prestation, une petite heure musicale. Les guitares, les câbles et les amplis branchés sur l’électricité qu’un voisin procure aimablement rejoignent leurs housses, j’en profite pour m’approcher de Pierre Corajoud et lui tendre le micro de mon téléphone… qui m’abandonne lâchement (ça m’apprendra à partir la fleur au fusil sans tester mes apps avant). Au jeu des questions – réponses, l’homme est habile, agréable, souriant.

Bonsoir Pierre Corajoud. Où sommes-nous ?

Nous nous trouvons dans le Parc du Languedoc, un petit bijou de verdure peu connu du grand nombre. Un coin secret qu’on découvre un jour par hasard en se baladant dans le quartier. Des vignes, la vue sur le Lac, une superbe lumière de soleil couchant…

Après une balade justement, nous venons d’écouter du jazz. Quand on se renseigne un peu sur vous, on s’attendrait à discuter grands classiques du rock. Pourquoi le jazz ?

(Rires) J’aime beaucoup le jazz également ! C’est une musique qui ressemble beaucoup à la marche, qui se marie bien avec elle. Ses rythmes subtils invitent à la rêverie, à la flânerie, au plaisir calme. Elle détend, elle apaise, elle aide à la réflexion pendant la promenade. Oui, c’est vraiment le rythme du jazz qui me semble s’accorder le mieux avec celui de la marche.

A quoi va ressembler la suite de votre été ?

Beaucoup d’autres balades à vrai dire. Notamment pour rendre hommage à Rousseau, le promeneur par excellence, dont on fête le tricentenaire de la naissance cet été. Pour certaines d’entre elles, je lirai des extraits de son oeuvre à différents stades de la balade. Je le connais bien et je l’apprécie beaucoup, je lui ai même consacré un livre il y a quelques années. Sa philosophie invite pleinement à la promenade en pleine nature, à regarder autour de nous, à prendre son temps.

(Sa fille, peut-être 2 ou 3 ans, tire sa main, explose de rire, fin de l’interview).

Une dernière question ?

 

M. Pierre Corajoud, promeneur de bon goût. De très nombreuses balades (gratuites, que demande le peuple !) vous permettront de le rencontrer au cours de l’été si le cœur et les pompes vous en disent, et de marcher un peu ou beaucoup avec lui. On se croisera peut-être au détour de l’une d’elles.

Si vous habitez près de Lausanne, vous DEVEZ en faire au moins une, satisfait ou satisfait.

Ainsi Fonds… Découverte de La Chaux-de-Fonds

Qu’as-tu comme image de la Chaux-de-Fonds ? Nous n’en avions aucune jusqu’au week-end dernier.

Eric Tissot, responsable de la communication de la Ville, a accroché dans son bureau une citation de Plonk (ou Replonk) : « Ce n’est pas que la Chaux-de-Fonds a une mauvaise image, c’est que personne ne sait qu’elle existe. » Il s’ingénie donc à changer cet état de fait en invitant des blogueurs pour découvrir sa ville et ses trésors dont on ignore l’existence. Nous (donc shalf et funambuline) avons joué le jeu avec plaisir, et nous allons vous en parler plusieurs fois dans les jours/semaines qui viennent. Il y aura ici des tags dédiés, et funambuline mettra tous les articles sur la page Ma Romandie au fur et à mesure que nous les publions. Ce premier billet, nous avons décidé de le faire pratique et à quatre mains (ce qui est loin d’être pratique, mais je on s’égare).

Dans les billets suivants, nous digresserons avec moultes circonvolutions sur les “détails” qui nous ont charmés : on vous parlera d’histoire et d’urbanisme, de vin et de bière, de bonne chère et de lit confortable, de musée et d’horlogerie (un peu quand même), de Plonk & Replonk (surtout Replonk), bref des contrastes de la 3e ville de Suisse Romande (ça non plus nous ne le savions pas).

Ho, des pièces de montre

S’y rendre

La Chaux-de-Fonds est à 25 minutes de Neuchâtel, qui est elle-même à 45 minutes de Lausanne, donc tu ajoutes 5 minutes pour changer de train, et hop, en 1h15 tu y es. Depuis Lausanne c’est donc plus rapide que Berne ou Sierre (tu auras deviné que c’est un conseil made in funambuline, shalf n’a aucune idée du temps qu’il faut pour aller “là-bas”) ; ce qu’on va te raconter dans nos prochains articles est donc visitable en faisant un aller-retour dans la journée depuis à peu près n’importe où en Suisse Romande. Si tu habites ailleurs, ce n’est pas notre faute.
Sur place, les lignes de bus sont très faciles à comprendre, mais le “centre de la ville” -on y reviendra- mérite que l’on s’y perde à pied. Nous n’avons pris le bus que pour nous éloigner, et ce n’était pas vraiment nécessaire : on peut très bien se contenter de ses petits pieds, qu’on aura pris le soin de ne pas laisser à la maison.

Autant t’y habituer, ils en ont quand même pas mal du genre là-bas

A voir absolument

Même si tu ne sais rien sur La Chaux-de-Fonds, tu as au moins entendu parler du côté métropole horlogère ? Et même si les montres ne sont pas ta passion, le Musée international d’horlogerie est tout à fait intéressant à visiter. La muséographie s’éloigne très rapidement du côté « OMG ce mécanisme est incroyable, fabuleux et précis et cette montre est so exclusive » pour nous faire réfléchir sur le temps qui passe et qui a modelé nos sociétés récentes.
Il y a en ce moment (jusqu’au 30 septembre 2012) une exposition temporaire intitulée Automates & Merveilles partagée avec les musées du Locle et de Neuchâtel. La Chaux-de-Fonds accueille la partie robotique (et il y a un R2D2).

Si le côté musée te gonfle, ou que tu as moins de temps, il y a l’Espace de l’urbanisme horloger (rue Jaquet-Drot 23) qui n’a l’air de rien, mais qui explique de manière très claire, en 15 minutes, le caractère particulier de cette ville.
La muséographie est passionnante, en particulier le spectacle multimédia projeté au sol. C’est également le point de départ des visites guidées de la ville (dont on vous reparlera dans un prochain billet) qui permettent de découvrir soit le patrimoine horloger, soit l’Art Nouveau (et le Style Sapin, spécialité locale, n’a RIEN à voir avec les cercueils même si tout le monde vous dira d’aller visiter le Crématoire sans que ce ne soit une blague, on ne rigole pas avec le Style Sapin), soit Le Corbusier, enfant du pays.

2012 est justement une année anniversaire et il y aura plusieurs expositions consacrées à cet architecte, en particulier Le Corbusier et la photographie, au Musée des Beaux-Arts dès le 30 septembre 2012.

Au détour d’une rue

Une fois que tu as bien crapahuté, il te faut un lit pour la nuit

Pour loger, nous avons été invités dans une chambre d’hôte qui mérite un billet à elle toute seule, le “Pont 8” (rue du Pont n°8, c’est des malins les Chaux-de-fonniens, Chaux-de-fonniers, Fond-de-chauxiers gens du cru). Nous ne connaissons pas les hôtels de la ville, mais l’Office du tourisme se fera un plaisir de vous renseigner. Il se situe dans la tour Espacité, au centre de la rue principale (surnommée “Le Pod”). Tour au sommet de laquelle vous pouvez grimper en ascenseur afin d’avoir une vue aérienne très impressionnante.

Et en parlant de hauteur, n’oubliez pas que La Chaux-de-Fonds est une ville de montagne, elle se situe à plus de 1000 m, il y fait donc frais le soir et le soleil peut y taper très fort dans la journée (funambuline a attrapé un coup de soleil en se prélassant sur une terrasse, elle a le bronzage d’un routier, c’est charmant).

Une dernière information : les habitants sont stressés, désagréables, bougons, sans humour, particulièrement agressifs…

C’est évidemment tout l’inverse, et nous ajoutons qu’ils sont gourmands (quelques bonnes adresses dans un prochain billet) et facétieux. Pour exemple ces petits chiens verts et rouges qui servent de banquettes, disséminés dans la ville, qui nous ont intrigués dès notre arrivée… ils servent simplement à indiquer à nos amis à quatre pattes où ils sont les bienvenus… ou pas.

Mobilier urbain de bon goût, pratique et plein d’humour, voilà qui résume à merveille cette ville dont nous allons encore vous saoûler parler pendant quelques billets.

Pedo mellon a minno

Salut les filles.

Puisque mon dossier de brouillons déborde de façon indécente, il est temps de vous dire ce que je vais essayer de faire ici pour la seconde moitié de l’année.

Tout d’abord un petit point technique : elle évoluera, mais la page d’accueil du site est… une page d’accueil (owi tu ne l’avais pas vue venir celle-là). Le blog en lui-même se trouve donc ici : Parfois je reste éveillé.

Avant tout, on va essayer de parler de choses très variées. Je n’ai pas de ligne éditoriale pour brider ma curiosité dans la vie quotidienne, je ne vais donc pas m’en imposer une ici.
En vrac et dans le désordre, on causera :

Gaming
– Médias Sociaux
Musique, live et enregistrée
Bouquins et ciné.
Gastronomie
– Découverte de la Suisse Romande, principalement Lausanne, mais pas que.
– Souvenirs de Bruxelles
– Macramé (non, j’déconne)

Ça devrait déjà nous occuper un petit moment.

Commençons par un cadeau pour vous faire oublier la poussière, les câbles qui dépassent et la peinture pas terminée. Merveille du SEO :

Les blogs qui ressemblent à une chaire professorale ayant le don de m’emmerder profondément, j’espère vous lire nombreux, drôles et pertinents dans les commentaires, c’est fait pour ça.

Gros bisous. A tout de suite.

PS : Le titre est évidemment une subtile référence, qui veut dire en gros : « Viendez les copains, on va jouer à jouer. »

Back to the green little guy

J’avais un HTC sous Android. Il m’a lâchement abandonné durant la première demie-heure d’un voyage en train qui devait durer 10 heures et qui a fini par en faire 13 (dont une sur un quai de gare à Saint-Pierre-des-Corps, et une fin de trajet en TGV quatre ou cinq fois surbooké, croyez-moi c’est tout sauf folichon).

Alors j’ai acheté un iPhone 4. Au début réticent, je fus vite conquis, surtout une fois que Germain m’ait montré le fabuleux Tweetbot, et que Michaël fasse plein de beta-tests de l’appli STIB (les transports en commun bruxellois) sous iOS.

Et puis on me l’a volé (2011, ta douce saveur jusqu’à la dernière goutte).

*

Alors j’ai ressorti mon vieux HTC du carton de retour de réparation pour la 1e fois en 6 mois, la mort dans l’âme et le portefeuille trop léger pour m’acheter un iPhone 4S.

Autant vous le dire tout de suite, le retour est dur. Très dur. Beaucoup d’habitudes devenues naturelles sous iOS me font comprendre tout ce qui me manquera désormais sur n’importe quel smartphone avec lequel j’aurais envie de jouer, garder le contact avec amis et connaissances, m’informer et travailler.

Ci-dessous, une liste non-exhaustive, de certaines fonctions ou apps qui me manquent cruellement en ce moment pour faciliter mon retour sous Android, ou pour lesquelles je n’arrive pas à trouver d’équivalent satisfaisant. Je compte donc lamentablement sur vous.

1. Client twitter

– J’ai essayé rapidement hier soir le nouveau Twitter, dit “Let’s Fly”. Il a deux défauts majeurs : continuer à considérer les listes comme une fonction désuète planquée dans un coin et inutilisable en l’état en timeline alternative, d’une part ; ne toujours pas permettre de séparer retweets et mentions dans “@connect” (sans parler de l’accès foireux aux messages privés), d’autre part.

– Ayant de vagues souvenirs d’usages de potes androideux, j’ai relancé Twicca. Plein de bonnes choses, certes. Mais rien au niveau d’un Tweetbot, dont je rappelle la fonction la plus puissante au passage : la gestion des listes, tant au niveau de l’affichage et du suivi que de l’ajout / retrait rapide d’un twitto à l’une d’elles.

Je dois cependant admettre que sous Twicca, le raccourci vers une liste est utile pour un usage “TL alternative” comme le mien, mais ce n’est pas encore ça.

– Je n’ai pas encore eu le temps de jeter un œil au nouveau Tweetdeck version Android, vos retours m’intéressent.

2. Sécurité

– Un anti-virus est-il pertinent ? Le(s)quel(s) utilisez-vous ?

– Je cherche un outil complet de localisation / sauvegarde et rapatriement de données / effacement complet des données / blocage du téléphone, vous l’aurez compris, en cas de… vol.

– Un outil de type “porte-clefs” ou “mot de passe global”, où stocker tous les mots de passe que j’utilise via un master, le tout solidement crypté.

3. “Read It Later”

J’utilisais beaucoup Instapaper sous iOS, je cherche la façon la plus efficace de le faire fonctionner sous Android (le Market regorge d’app liées, vos retours sur les plus efficaces seraient utiles), pour sauvegarder des liens ET pour les lire.

4. Synchronisation

Utilisant un MacBook Pro, je n’aurais jamais cru dire ça un jour, mais iTunes me manque terriblement pour synchroniser mon téléphone avec mon laptop et/ou une quelconque solution de type “cloud” (ça va les rires au fond, ça va).

Une solution simple et rapide, via USB et/ou Wi-Fi, pour synchroniser contacts (Google ET Carnet d’adresses Mac OSX), photos et applis commence à devenir vitale pour moi. C’est sûrement la partie que j’ai le moins exploré par moi-même, je dois avouer que la flemme me gagne lentement mais sûrement.

5. News, infos, culture

Un petit tour de vos applis Android préférées, que ce soit de l’info pure (journaux, agences), ou du culturel de type dictionnaires ou base de données imdb-like, déjà installée (Littré ? Dictionnaires bilingues ?), serait plus qu’utile.

*

Me voilà à nouveau dans la peau du noob de smartphone. C’est très désagréable. SAUVEZ-MOI, BORDEL !